Louis De Funès

Une vie de Folie et de Grandeur

"Louis DE FUNES Une vie de folie et de grandeur"
Une bande dessinée de François DIMBERTON, éditée chez DELCOURT MIRAGE. Novembre 2014

Une excellente BD biographique, pour en savoir plus sur un acteur iconique et un homme de foi !

Le sous-titre résume parfaitement le contenu de cette BD, puisque chez les De Funès, la folie des grandeurs est un esprit de famille : les parents de Louis, Carlos de Funès et son épouse Léonore, sont tous deux issus de la noblesse espagnole. Ils s’enfuient à Paris en 1906, pour se marier et pour faire fortune... Carlos, qui ne peut plus exercer son métier d’avocat, devient diamantaire mais court d’échec en échec, et lorsque Louis naît en 1914, la famille est complètement ruiné.

Heureusement que la mère de Louis de Funès tenait la route ! Et c’est grâce à elle qu’il va trouver sa place grâce à ses talents de musiciens...

Louis n’est pas très studieux ; il fait le pitre en classe, et sort très tôt de l’école. Il va être comptable, étalagiste, décorateur... avant de devenir pianiste accompagnateur dans les cafés parisiens, juste avant la Seconde Guerre Mondiale ! Il commence à monter sur les planches avant d’être repéré par Sacha Guitry et de jouer dans son premier film, Le Poison, en 1953, pour son premier rôle au cinéma. La BD nous fait suivre l’évolution de Louis De Funès depuis ses débuts, au fil des
pièces et des films dans lesquels il joue ainsi que des rencontres qu’il fait avec d’autres acteurs, comme Bourvil ou Yves Montand.

Il a souvent mêlé vie de famille et travail s’inspirant de l’une au service de
l’autre. On retrouve un peu de sa femme, aimée et aimante, sous les traits de son épouse dans les Gendarmes à St Tropez, ou encore de son père, de sa soeur, de ses fils...

Et Louis de Funès était aussi un chrétien pratiquant !

"- Vous qui croyez en Dieu, est-ce qu’il vous a aidé dans votre vie professionnelle ?

  • Toujours. J’ai eu beaucoup de chance et c’est sûrement grâce à lui."

"- Et quelle image avez-vous de Jésus ?

  • Selon les images de mon catéchisme, c’était toujours quelqu’un de très frêle, blond et l’on sentait qu’au moindre coup de vent, il s’envolerait. Alors qu’il était le fils d’un charpentier. Je crois, moi, que c’était un gaillard qui mesurait 1,90m, d’une puissance extrême et qui devait avoir des biceps comme ça ! Quand il mettait à la porte les marchands du temple, il devait les prendre par trois et… Hop ! Il parlait très fort, faisait des gestes… C’était un meneur d’hommes et moi, je le vois riant beaucoup. On ne le représente jamais en train de rire. Je suis sûr qu’avec les apôtres, il rigolait énormément. Je le vois en train de marcher sur les eaux disant à saint Pierre : « Viens, essaie voir. » Et l’autre de faire « Plouf ». Tous les apôtres rient… »

Ses films sont pavés de référence à la vie chrétienne :

De Victor Pivert déguisé en rabbin faisant des signes de croix, à Harpagon en pseudo-prière feignant ne pas entendre le tronc cliqueter quand vient l’heure de la quête. « J’étais là, je priais », lance pour sa part Don Salluste de Bazan, le noble espagnol déchu, quand vient l’heure de la perquisition ordonnée par la reine dans La Folie des grandeurs. Louis de Funès jouent toujours les mauvais chrétiens : avare, veule, égoïste, raciste... et nous permet réaliser qu’il est aussi permis de rire de nos failles et de notre foi !

De Funès nous rappelle que l’humour est un moyen de prendre du recul sur la façon dont nous la vivons jour après jour.

Pour le plaisir : 3 minutes de messe avec Louis de Funès !

https://www.youtube.com/watch?v=L-h...

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